Le débat Benbere-Benkan, organisé par la plateforme Benbere, a réuni une cinquantaine d’étudiants, d’ulisateurs des réseaux et des professionnels des médias pour discuter de l’impact de la désinformation sur la cohésion sociale dans la région de Ségou, notamment dans le contexte de crise que traverse le Mali. Tenu le samedi, 28 Juin dans la cité dans balanzans.

Animé par Dr. Amadou Traoré, chef DER de la Communication des Organisations de l’Université de Ségou et Fatoumata Z. Coulibaly, le point focal benbere à Ségou. Ces deux panélistes ont affirmé qu’au Mali, la désinformation menace gravement le tissu social.
Qu’elle soit des fausses informations sur la politique, la communauté ou la religion, elle attise les tensions, influence l’opinion publique et affaiblit les efforts de paix dans les régions déjà fragilisées par les conflits.
L’impact sur la cohésion sociale
La désinformation joue un rôle dévastateur dans la communauté. Certaines personnes ont tendance à prendre pour de l’argent comptant tout ce qu’ils voient et entendent sur les réseaux sociaux. A préciser que de nos jours, il existe de nombreuses applications mise en place pour manipuler l’information et pour créer délibérément des fausses informations pour induire la population dans l’erreur et pour d’autres fins personnelles.
« Tout ce qui brille n’est pas de l’or. On ne doit pas croire à tout. Il faut toujours avoir un esprit dubitatif et critique », dit Fatoumata Z. Coulibaly. Elle précise que la désinformation alimente la polarisation de nos opinions et crée des divisions entre différentes ethnique. Au-delà, elle ternit l’image et la réputation de la personne ou journaliste qui publie.
Démystifier le vrai du faux
La désinformation a toujours existé. Mais avec l’avènement du numérique, les réseaux sociaux contribuent de plus en plus à la propagation des fausses informations qui sèment la discorde dans la société.
Avant de croire ou de partager une information, Dr. Amadou Traoré nous invite à la vérification de la source du message et le contexte de diffusion afin de ne pas contribuer à la propagation d’informations malsaines. « Il faut s’informer avant toute action de communication ou de diffusion, car souvent nous pensons détenir la vérité, mais en creusant, cela peut s’avérer fausse.», explique-t-il. Ainsi, invita les professionnels des médias à la vigilance.
Fatoumata Z. Coulibaly, explique que le fait qu’une information soit virale sur les plateformes numériques, n’explique pas qu’elle est forcément vraie.
Elle exhorte les médias au recoupement, au traitement de l’information, à l’utilisation des outils de vérification ainsi qu’au respect de l’Ethique et de déontologie. »
Suite aux interventions des deux panelistes, les participants ont souligné l’urgence de lutter contre la propagation des fausses informations, qui peuvent avoir des conséquences graves sur la paix, la sécurité et le vivre-ensemble dans la région.
Les deux panélistes ont conclu que la désinformation pourrit la cohésion sociale et peut fragmenter les communautés, créer des tensions intercommunautaires alimentées par des rumeurs ou de la désinformation sur la gestion de la crise.
Le débat a mis en lumière la nécessité de lutter contre la désinformation et de renforcer la cohésion sociale à ségou étant une zone fragilisée par la crise. De sensibiliser la population, de former les médias et les utilisateurs des réseaux sociaux sur les outils de fact-checking pour discerner le vrai du faux, et de travailler ensemble pour construire un avenir où la confiance et le dialogue priment sur la division et la méfiance.
Rédaction: Fatoumata Binta TOURE


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