Dans le cadre de la commémoration de la journée internationale du 06 février « tolérance zéro » aux MGF/Excision, édition 2026, l’ONG CAEB et ses partenaires ont organisé un panel d’échange et de réflexion sur le thème : comment briser la chaise de la pratique de l’excision avec l’implication des leaders communautaires et tous ?
Avec les panelistes : Dr Lala Fatouma Traoré, Médecin spécialiste en santé publique et Daou Wellore Kodio, Chef d’unité de prise en charge du programme National de lutte contre les VBG. Nous avons largement parlé des conséquences des mutilations génitales féminines MGF, les avancées et surtout proposé des solutions concrètes et adaptées pour un changement de comportement.
Cette activité intervient dans le cadre du programme jeune leaders santé de la reproduction des adolescents et jeunes.
Etat de la situation au Mali et ses mefaits
D’entrée de jeu, Dr Lala Fatouma Traoré médecin spécialiste en santé publique nous explique que les MGF sont des pratiques néfastes traditionnelles à la santé de la femme et de la fille et qu’elles constituent une forme grave de violence basée sur le genre.
Daou Wellore Kodio, Chef d’unité de prise en charge du programme National de lutte contre les VBG au Mali, a affirmé qu’une femme sur 10 échappe à cette pratique.
L’excision a des conséquences immédiates. Aux dire de Dr. Lala, elles sont d’ordres d’infection urinaire, hémorragie sans cesse voire la mort. A long terme, on peut parler des règles douloureuses, l’infertilité, le faible épanouissement sexuel et la mortalité maternelle.
Des avancées dans la lutte contre les MGF
Au Mali, on enregistre des avancées significatives dans la lutte contre l’excision. On peut citer la célébration annuelle de la journée internationale de tolérance zéro aux MGF/Excision. Cette année, notre pays a célébré sous le thème : rôles et responsabilités des autorités et légitimités traditionnelles du Mali face aux enjeux de l’abandon des mutilations génitales féminines MGF/excision. Cette journée célébrée le 06 février vise à sensibiliser sur les enjeux de l’élimination de MGF et à renforcer l’engagement des autorités traditionnelles dans la lutte contre cette pratique.
Comme avancée, on peut noter également l’adhésion de 5 mille communautés à abandonner cette pratique qui ont signé des pactes d’abandon.
Malgré les efforts, le mal persiste dans plusieurs régions du Mali entretenu par des normes sociales et des croyance profondément ancrées.
Des propositions concrètes pour changer la donne
Pour un changement de comportement, la responsable du programme jeune leaders santé de la reproduction des adolescents et jeunes de l’ONG-CAEB propose l’implication sincères des hommes à la lutte contre cette pratique.
Sensibiliser davantage sur les conséquences de l’excision en montrant les images des séquelles, sensibiliser également les futures mères pour un changement de mentalité sont entre autres propositions faites par les participants.
Mettre fin aux mutilations génitales féminines MGF nécessite l’implication de tous. En tout cas, c’est l’objectif des acteurs d’ici 2030.
Donnons-nous les mains pour éradiquer ce phénomène de notre société.
Est-ce que la fierté culturelle veut dire la souffrance de la fille?
Rédaction : Yara DEMBÉLÉ


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