Ségou : parcours inspirants des femmes entrepreneures

En bref
Au Mali, l’entrepreneuriat féminin est un pilier essentiel du développement économique et social. Les femmes, malgré qu’elles font face à des nombreux défis dans les secteurs entrepreneuriales, parviennent à s’imposer et à réussir.  Des femmes telles que Assétou Diarra, Aïchata Samaké, N’Pénè Traoré, Diodo Sow et d’autres illustrent parfaitement la capacité des femmes à transformer positivement leur réalité, tout en contribuant activement à l’économie de la région, voir du pays.

L’entrepreneuriat est perçu par les femmes comme une source d’épanouissement, d’émancipation. Dans la quatrième région du Mali, ségou, beaucoup de femme et jeune fille bien vrai qu’elles soient dans le secteur formel, évoluent aussi dans l’informel. En apportant des perspectives, une diversité innovante, créent des emplois pour d’autres personnes et contribuent à l’économie locale de la région.

La plupart se concentre sur la transformation agro-alimentaire, visant à la promotion et valorisation des produits et céréales locaux de la région.

Assétou Diarra en est une illustration. Elle s’est lancée dans la transformation agro-alimentaire il y a 5 ans. « Les débuts ont été difficile, j’ai rencontré des nombreux obstacles économiques. L’achat des matériels de transformation des produits, la confiance en moi. », explique Assétou, promotrice de la marque Mira Délice à ségou Pelengana.

Elle affirme que sa détermination lui a permis de surmonter  des défis. « J’ai obtenu une opportunité de formation de GIZ dans le cadre de la transformation pour rehausser mes compétences aux près de certaines productrices hors de ségou. « Actuellement, je produis seule, forme d’autres jeunes filles et participe à des foires avec mes produits. », nous fait savoir avec joie.

Lancer son entreprise est en soi un défi. Les obstacles sont nombreux, mais transforment leurs expériences en succès.

Les femmes entrepreneures jouent un rôle crucial non seulement dans le développement économique, mais aussi dans la transformation sociale.  A Ségou, l’entrepreneuriabilité est l’autre moyen de réduire le chômage notamment les étudiants de l’université de ségou, spécialité agronomie.

Aïchata  Samaké, promotrice de Sam-Bio et ancienne étudiante de l’université de ségou, n’a pas manqué l’opportunité d’entreprendre dès sa deuxième année aux côtés des expérimentées du domaine. Elle s’est lancée afin de ne pas dépendre d’autrui. « Entreprendre est un choix que j’ai fait depuis la base. J’ai rencontré des difficultés mais je les ai transformés en opportunité, et en réussite pour mon entreprise. Au départ, j’étais confronté à des problèmes d’approvisionnement de première matière.

Grâce sa détermination, Aïchata s’en sort aujourd’hui. «  J’ai pu avoir un financement de partenariat technique. Et ma  production  s’est diversifiée avec la production des différents fruits locaux en sirops et jus », affirme-t-elle.

N’Pènè Traore, quand elle, accueille des milliers d’étudiants en stage dans des domaines tels que la saponification, la teinture, la transformation agro-alimentaire et le compostage. Une transformatrice depuis une trentaine d’année. Elle est fondatrice de plusieurs associations féminines et des groupements d’intérêts économiques (GIE) promouvant l’agriculture verte.  « L’accès aux financements est un obstacle majeur pour nous les femmes entrepreneures de la région. Malgré cela, je me force à encadrer ces étudiants qui viennent en stage. », précise qu’elle rencontre des difficultés d’obtenir un agrément à la vente de ses engrais partout dans le pays. »

Elle conclut que son mari fut un grand apport dans son travail et reste ouverte pour la création et la formation de l’emploi vert pour les jeunes filles et femmes. 

A Ségou, nombreuses sont celles qui s’illustrent dans la transformation agroalimentaire.  

Diodo Sow, présidente Nationale des femmes des femmes productrices de riz étuvé, souligne d’accepter les risques d’échec dans l’entreprenariat.   « Comme toutes les autres femmes, j’ai été confronté aux problèmes d’approvisionnement en matières premières, de conservation et de commercialisation du riz étuvé ainsi que la concurrence commerciale. », a –t-elle mis l’accent.

Soutenir l’entreprenariat féminin

Pour le développement d’un pays, il est important d’investir dans l’entreprenariat, de promouvoir l’équité dans l’accès au financement et de contribuer à la prospérité de l’économie locale. Car, les femmes jouent  un rôle de moteur de changement positif.

« Pour soutenir l’entrepreneuriat féminin, il est important de mener des action de sensibilisation et d’éducation. Encourager les filles et les femmes à se lancer dans  l’entrepreneuriat , permet de contribuer à la réduction des stéréotypes de genre. », indique Mariama Kouyaté, une transformatrice agro-alimentaire dans la commune rurale de sébougou et défenseure des droits des femmes.

Ces femmes rencontrées ont partagé les défis quotidiens auxquels elles font face aujourd’hui. Cela, malgré leur effort personnel et collectif  pour la prospérité de l’économie locale, elles rencontrent des défis comme l’accès limités aux financements et aux formations, les  barrières culturelles et sociales. Toute fois avec un peu de  financement, ces femmes peuvent transformer ces défis en opportunités, contribuer de manière significative à l’économie nationale et locale dans son ensemble.

Rédigé par : rédaction Mousso kunda

photo crédit: ndarinfo.com

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